« Jeunesse Debout : la responsabilité comme héritage et comme mission »

Entretien avec Ibrahima Sory KÉITA, jeune acteur politique et social

Dans cet entretien exclusif, Ibrahima Sory KÉITA revient sur la responsabilité de la jeunesse guinéenne, les défis auxquels elle fait face et la place qui doit lui être accordée dans la construction nationale.

Journaliste : Vous parlez souvent de “responsabilité” comme héritage et comme mission pour la jeunesse. Que signifie cela concrètement ?

Ibrahima Sory KÉITA :

La prise de responsabilité n’a jamais été un exercice simple pour la jeunesse. Ce n’est pas le manque de compétence qui pose problème, mais souvent la façon dont notre engagement est perçu. Quand un jeune montre de l’ambition ou de la vision, cela est parfois interprété comme une forme de concurrence. Certains mentors ou responsables hésitent à valoriser les efforts des jeunes, non pas par manque de confiance, mais par crainte de perdre certains repères.

Pourtant, la responsabilité que nous portons n’est pas circonstancielle : elle est historique et patriotique.

Journaliste : Malgré ces obstacles, vous appelez constamment la jeunesse à rester debout. Pourquoi cette insistance ?

Ibrahima Sory KÉITA :

Parce qu’être négligé n’est pas un frein. Être incompris n’est pas une fin.

La jeunesse guinéenne doit rester résolue. Nous avons un rôle déterminant à jouer dans l’avenir du pays et nous ne devons pas abandonner à cause des difficultés du moment. Notre mission est trop importante pour céder au doute ou à la résignation.

Journaliste : Vous évoquez souvent le leadership du Président Mamadi Doumbouya. En quoi son arrivée change-t-elle l’approche envers la jeunesse ?

Ibrahima Sory KÉITA :

Aujourd’hui, sous la direction d’un jeune président, Son Excellence Mamadi Doumbouya, la Guinée retrouve l’écho de sa Première République. L’histoire montre que ce pays a déjà fait confiance à sa jeunesse  et cela a produit des résultats remarquables. Lorsque les jeunes sont placés à des postes stratégiques, le pays avance plus vite et plus fort.

C’est cette dynamique que nous devons raviver : faire confiance, responsabiliser et encourager la nouvelle génération.

Journaliste : Que devraient faire les jeunes pour occuper pleinement leur place dans ce processus ?

Ibrahima Sory KÉITA :

La jeunesse doit persévérer, rester disciplinée, respectueuse et ambitieuse. Nous devons accompagner et interpeller dignement le Chef de l’État, non pour contester, mais pour proposer ; non pour remplacer, mais pour renforcer ; non pour s’opposer, mais pour construire.

La jeunesse n’est ni un rival, ni une menace : elle est un moteur indispensable au développement.

Journaliste : Certains disent que les jeunes réclament trop. Quel est votre message à ce sujet ?

Ibrahima Sory KÉITA :

Nous ne réclamons pas des privilèges.

Nous demandons simplement que nos capacités et nos initiatives soient reconnues à leur juste valeur.

Nous connaissons nos problèmes — mais nous sommes aussi les solutions à ces problèmes. C’est pourquoi il est essentiel que les jeunes soient intégrés, écoutés et valorisés.

Journaliste : Un dernier mot pour la jeunesse guinéenne ?

Ibrahima Sory KÉITA :

La jeunesse doit rester debout.

Debout face aux défis.

Debout face à son avenir.

Debout pour que la Guinée avance dans la paix, la dignité et le progrès.

Notre ambition n’est pas personnelle : elle est patriotique.

Notre combat n’est pas une rivalité : il est une contribution à la construction nationale.